La présentation de la finale des Nouveaux Boss cite Ayité Ajavon et Africube, un cube aromatique présenté comme fabriqué en Afrique. Hasnae Taleb fait partie du jury annoncé pour cette finale. Le document n’établit pas un financement personnel de ce projet par la jurée.

Passer du produit à l’entreprise

Une activité productive soulève des questions qui dépassent l’originalité d’un objet. Il faut expliquer à qui il s’adresse, comment il sera proposé et ce qui rendra son fonctionnement reproductible. La démonstration d’un produit et celle d’une organisation capable de le fabriquer sont deux étapes différentes.

C’est l’intérêt éditorial d’un tel projet dans un concours entrepreneurial. Il oblige à regarder ce qui se passe entre la matière, l’atelier et le client. Un récit centré uniquement sur l’innovation ou l’image de marque manquerait une partie essentielle du travail.

La place de Hasnae Taleb au jury donne un point d’entrée pour observer cette rencontre entre projet productif et regard financier. Nous ne rapportons ici ni une appréciation qu’elle aurait formulée sur Africube, ni une décision d’investissement non documentée.

Pour L’Atelier Industrie, l’enjeu est de donner de la visibilité à la fabrication dans les discussions sur l’entrepreneuriat africain. Les ateliers, les procédés et les compétences méritent autant d’attention que la présentation finale. C’est sur cette réalité concrète qu’une ambition industrielle peut être examinée avec précision.